Personne n'est parfait, tout le monde est imparfait.
Cela, tout le monde le sait.
Tout le monde sait aussi que l'on trouve rarement une chaussure à son pied, qu'on soit français, allemand, belge ou hollandais. ( merci Mr Lege...) Ainsi, quand on croit la trouver ou qu'on la trouvée on s'y accroche jalousement.
On devient aveugle à ses imperfections mais aussi aveugle à tous liens que cette personne peut avoir avec les autres.
On s'en fout, dit-on, c'est notre propre bonheur qui compte.
Mais lorsque que quelqu'un cherche à nous voler cette chaussure, cette personne, cette amie on regarde, avec un sentiment de jalousie, les imperfections de cet étranger, et on en oublirait presque ses multiples qualités.
"Pourquoi il veut me la voler ! Elle est à moi ! Il n'a pas le droit ! "
On ne cherche pas à le connaître cet étranger.
On reste dans sa petite bulle, dans son petit monde avec nos amis et nos modes de vie.
On oublie aussi ce que l'on a vécu pou créer ses liens. On oublie que cet étranger c'était nous auparavant, essayant de s'intégrer dans un monde étranger.
Je l'admire, cet étranger. Et pourtant je garde jalousement ma chaussure !
Mais quand cette chaussure, créé un lien aussi fort que le notre avec cet étranger et que nous, on reste là comme des cons, cloitrés, renfermés dans notre univers, on se resserre plus fort, on s'y accroche désespérement à notre chaussure, en se disant, "c'est la mienne".
Quelle bande d'égoistes faisons nous. Egoistes, mais aussi sans-coeur à la douleur secrète que peut éprouver cette chaussure, une douleur muette, déchirée entre deux camps !
Et cette personne me dévoila sa douleur, ouvrit à la lumière son coeur, et m'ouvrit les yeux avec douceur. Je croyais si bien la connaître, et pourtant, je l'ai faite tant souffrir. Cette personne, elle a trouvée sa chaussure, et elle s'y accroche. Et moi, que fais je ? je lui retiens ses ailes, ses ailes qui la mèneront vers le bonheur !!
Quelle amitié !
Sérieusement, elle l'aime, oooh oui elle l'aime, alors pourquoi je la retiens désespérement, jalousement et aveuglément ? pourquoi n'essairais-je pas d'ouvrir les yeux, d'oublier les imperfections de cet étranger ? Et de voir, comme cette amie, toutes ses innombrables qualités ?
Oui c'est à toi que je parle ^^ car je suppose que tu vas te reconnaître...je suis vraiment désolé, et sache que j'admire ton courage, et ta capacité à t'intégrer dans un monde totalement inconnu il y avait cela quelques mois. J'ai vraiment hâte de te connaître ! Et j'espère ainsi en faisant ta connaissance, atteindre un peu plus le bonheur car comme disais je ne sais plus qui : " Le bonheur n'est pas dans la recherche de la perfection, mais dans la tolérance de l'imperfection"
Perfection et imperfection. Si les deux peuvent être beauté, seule l'imperfection peut faire le charme.